Le Centre d’Assistance aux Migrants (CAM) a participé à la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. Cette présence marque une étape essentielle dans l’engagement du CAM à positionner les déplacements induits par les changements climatiques comme une priorité mondiale nécessitant des réponses structurelles et fondées sur les droits humains.
La participation du CAM s’inscrit dans une dynamique d’action internationale visant à mieux protéger les populations affectées par les crises environnementales croissantes. Durant la COP30, CAM a mis en avant l’urgence de reconnaître les migrations climatiques comme une conséquence directe de phénomènes tels que la déforestation, la montée des eaux, les sécheresses prolongées ou l’érosion des moyens de subsistance.
L’organisation a rappelé que ces déplacements demeurent encore insuffisamment encadrés par les cadres juridiques internationaux, alors même qu’ils affectent des millions de personnes vulnérables. CAM a plaidé pour une intégration systématique de la mobilité humaine dans les politiques climatiques nationales et internationales.
La conférence a aussi permis de renforcer les échanges avec plusieurs organisations communautaires de l’Amazonie, région fortement exposée à la crise climatique. Ce réseautage vise à développer des initiatives conjointes sur la résilience des peuples, la protection des écosystèmes et l’adaptation communautaire. À travers ces partenariats, CAM ambitionne d’amplifier la voix des populations locales et de promouvoir des solutions co-construites, en accord avec les réalités des territoires affectés.
En parallèle, CAM a mené des discussions stratégiques avec plusieurs institutions internationales telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et le Secrétariat de la CCNUCC (UNFCCC). Ces rencontres ont permis d’aborder les défis majeurs liés à la gestion de la mobilité humaine dans un contexte de dérèglement climatique, notamment la protection des personnes déplacées, la planification migratoire, et le besoin de mécanismes d’adaptation plus robustes.
La participation du CAM à la COP30 renforce son rôle grandissant au sein des espaces multilatéraux dédiés au climat, à la migration et aux droits humains. Elle consolide son réseau, enrichit son expertise et contribue à porter un plaidoyer fort en faveur d’une justice climatique et migratoire. Le CAM poursuivra ce travail en collaborant avec ses partenaires pour défendre des politiques plus inclusives, protectrices et adaptées aux réalités des populations confrontées aux effets des changements climatiques.
