Jeudi 18 décembre 2025, journée internationale des migrants nous rappelle une vérité essentielle : des femmes, des hommes et des enfants qui ont dû quitter leur foyer pour survivre, se protéger ou simplement espérer une vie meilleure.
Aujourd’hui, ce sont des millions de personnes poussées sur les routes de l’exil par les guerres, les violences, les crises économiques et environnementales. Ces parcours sont marqués par la peur, l’insécurité, la perte et l’injustice.
Les routes migratoires sont devenues des espaces de danger, où les droits humains sont bafoués et où trop de vies sont brisées dans l’indifférence. Le nombre croissant de décès de migrants en transit est un échec collectif que nous ne pouvons plus ignorer.
Pourtant, les personnes migrantes ne sont pas un problème à gérer. Elles sont une force à reconnaître. Partout, elles travaillent, innovent, soignent, construisent, cultivent, créent et soutiennent leurs familles ici et ailleurs. Elles participent activement à la vitalité économique, sociale et culturelle des sociétés d’accueil, tout en maintenant des liens essentiels avec leurs communautés d’origine.
La migration est une richesse humaine, sociale et économique. Quand les migrations sont sûres, ordonnées et régulières, elles sauvent des vies, renforcent les sociétés et ouvrent des perspectives durables pour tous. À l’inverse, les politiques restrictives, la stigmatisation et la fermeture des frontières ne font qu’aggraver les vulnérabilités, nourrir l’exclusion et multiplier les drames humains.
En cette Journée internationale des migrants, le Centre d’Assistance aux Migrants (CAM) appelle à un changement de regard et d’actions. Défendre les droits des personnes migrantes, garantir leur dignité, soutenir leur intégration et reconnaître leurs contributions ne sont pas des choix optionnels : ce sont des obligations morales, sociales et humaines.
C'est pourquoi CAM appelle également à construire des sociétés plus justes et solidaires comme une responsabilité collective. Ensemble, faisons de la migration non pas une source de peur, mais un levier de justice, de dignité et d’avenir partagé.
Le Président
MBK